Accueil Rando-Trek Séjour et randonnée au Camp Nomade des Monts Groulx (Uapishka) : récit de voyage.
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C'est mon 4éme séjour au Québec, un pays aussi grand le mérite amplement et je serai amené à y revenir car je n'en ai vu qu'une petite partie cette fois encore.
Albert que je connais depuis de nombreuses années, grâce au Québec, est mon compagnon de fortune pour ce voyage. Il a pour but le « Camp Nomade » situé sur la 389 entre Baie-Comeau et Schefferville. Notre avion se pose à Québec et c'est en voiture de location que nous allons faire les 800 km séparant Québec du « Camp Nomade ». Ce sont là des vacances assez particulières car si je me rends au « Camp Nomade » ce n'est pas pour lézarder au soleil mais pour travailler.
Oui, vous avez bien lu travailler même si c'est pendant les vacances et le 1er week-end (fin de semaine pour nos amis québécois) coïncide avec la fête du travail pendant lequel est organisé la grande corvée des monts Groulx.
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Agrandir 2 jours sont nécessaires pour faire la route et prendre avec nous la nourriture pour les 2 semaines que nous allons passer au « Camp Nomade » parce qu'une fois sur place le 1er commerce se trouve à 120km, il vaut mieux prévoir correctement ce dont on pourra avoir besoin.
A notre arrivée au « Camp Nomade », le propriétaire des lieux n'est pas encore là. Nous nous installons et nous aérons notre logis fermé depuis plusieurs mois et qui a une fois de plus très bien résisté aux prédateurs en tous genres (hérisson, souris, etc...). Il reste de la glace de l'hiver précédent dans le « frigo » ce qui permettra la conservation des aliments car l'électricité n'est pas arrivée jusqu'ici. Le lendemain, comme prévu, le propriétaire des lieux arrive avec un ami belge et les préparatifs de la grande corvée débutent. Chaque participant (volontaire) gère lui même son couchage et sa nourriture. Une tente mess est mise à disposition pour les repas pris en commun. Il y a aussi le balisage pour trouver le bivouac, la mise en place des commodités et la récupération de bois pour le feu de camp lors des soirées.
Le vendredi midi tout est prêt. Les premiers corvéables sont attendus vers 16h et à 19h, une trentaine de personnes sont sur place. Le repas du soir est pris dans la bonne humeur et les corvéables font connaissance. Les organisateurs présentent le programme de cette 9éme grande corvée : entretien des sentiers d'entrée/sortie des kilomètre 335 et 365 et ouverture d'un sentier vers le mont Jauffrey au km 352. Ils souhaitent ensuite une bonne nuit à tous en rappelant que l'heure du lever est fixée à 7h et le « briefing » pour l'organisation de la journée à 8h.
Le lendemain matin chacun est à pied d'oeuvre à l'heure dite. On nous explique ce qu'il y a à faire et demande à chacun de choisir une équipe et une activité. 3 équipes sont constituées. Une pour le sentier d'entrée au km 335, une pour le sentier d'entrée au km 365 et une dernière, la plus importante, pour l'ouverture du sentier d'accès au mont Jauffrey. C'est dans cette dernière que je suis inséré et nous partons avec haches, hachettes, scies vers la forêt. Une partie du sentier, 1 km environ a été ouvert l'an passé et il en reste 3 à ouvrir. L'équipe se met en place et s'organise les scies à l'avant, puis les haches et les hachettes à l'arrière pour la finition. A midi on approche du principal ruisseau à traverser où une partie de l'équipe s'arrêtera pour construire un véritable pont de bois à traverses chevillées.
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Agrandir A la fin de 1ére journée une bonne longueur a été ouverte et l'équipe est confiante pour une arrivée au sommet le lendemain. Un bon repas, une bonne soirée au coin du feu et une bonne nuit et le lendemain toute l'équipe est là pour poursuivre le travail. Le sommet du mont Jauffrey est atteint en début d'après-midi. Afin de repérer le sommet de loin on construira dans une ambiance bon enfant un grand cairn. Les 2 autres équipes sont également arrivées à remplir leur mission.
Le dimanche soir, alors que la corvée est terminée, est l'occasion d'un repas commun avec la traditionnelle épluchette de maïs. Lors de la soirée, il y a aussi, un moment amusant qu'est la distribution des colis de la « croix rouge » puisque le camp de base de la grande corvée s'appelle : Le Goulag !
Le lundi matin, chacun des corvéables reprend la route car tous sont venus de loin et ont jusqu'à 800 km à faire pour retourner chez eux. Le lundi après-midi nous nous retrouvons, comme le vendredi matin, à 4 et nous finirons de démonter les installations mises en place pour cette grande corvée 2007.
Le séjour se poursuit à un rythme tranquille. Lever à 7h, petit déjeuner, pause café à 10h, repas de midi, sieste, fin des travaux à 18h. Ces horaires sont donnés sous toutes réserve car sans électricité nous vivons au rythme du jour et de la nuit et nos montres sont, le plus souvent, restées au fond de nos bagages. Pendant ces journées, nous aidons notre hôte à divers bricolages et remises en état du camp. Nous poursuivons également la construction d'une « cabane à questions » commencée il y a quelques temps déjà et dont la date d'inauguration est encore largement inconnue. Agrandir
Agrandir Quelques balades aussi au programme dont une vers le lac Quintin avec une superbe vue du plateau et du réservoir Manicouagan. Le site du « Camp Nomade » fait maintenant partie de la zone classée « reserve mondiale de biosphère » par l'UNESCO depuis le 20 septembre 2007.
A ce rythme et dans cette ambiance le temps passe.... et bien vite nous devons reprendre le chemin du retour. Une halte à Tadoussac et à l'île d'Orléans ponctuerons notre retour vers Québec pour l'envol vers la France. Pas de doute il faudra revenir...
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Webmestre : Didier Duval
Créé : 18 Décembre 2007
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